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Quelques infos, en vrac…


On l’a eu, on l’a plus !

Depuis la mi-janvier, mon beau-fils Romain était positif au Connarona suite à une petite fête. Prosaïquement, chaque participant devait se tester avant d’y aller. Tous avaient joué le jeu, sauf un qui n’avait pas donné son résultat. La fête avait eu lieu, et dans la semaine qui a suivi, une bonne moitié des participants avait tourné positifs. Yay !

Nous avons tenté de nous imposer des règles de distanciations hygiéniques ; Romain mangeait à part, sortait peu de sa chambre1 et uniquement avec un masque, et ne devait rien toucher.

Ça n’a visiblement pas suffi.

Le jeudi 27 janvier, j’étais fatigué. État globalement partagé avec ma Douce.

Le vendredi 28, nous étions franchement à plat, mal fichus. Je me trainais sans énergie, perclus de courbatures, toussant, mouchant, malecrânant. Bref, symptômes il y avait.

J’ai réalisé un autotest dans l’après-midi. Je lis attentivement la notice, qui spécifie un temps d’attente de 15 minutes pour valider le test.

À peine le papier humidifié, les deux barres fatidiques étaient clairement visibles, sans ambiguïté aucune. J’ai minuté le quart d’heure recommandé, mais bien entendu, rien n’a changé.

Félicitations, j’étais enceinte positif. Reçu au club avec les honneurs.

J’ai tout de même attendu le lendemain matin2 pour aller me faire tester en pharmacie. Résultat strictement identique.

Bizarrement, ma compagne a du attendre le lendemain dimanche pour être officiellement positive. Alors qu’elle avait les mêmes symptômes que moi, avec un soupçon de fièvre en plus, ses autotests, ainsi que celui réalisé en pharmacie en même temps que moi s’évertuaient à la déclarer négative.

Finalement, c’était officiel, nous étions tous les quatre affectés. Tarif familial.

Bref, nous avons vécu nos 7 jours d’isolement bien au chaud, nous faisans –une fois n’est pas coutume– livrer nos courses à domicile et nous occupant comme nous pouvions.

En ce qui me concerne, ça se traduisait en moyenne à deux endormissements3 par jour, beaucoup de Hollow Knight et une animation entièrement faite dans After Effects pour les Archives que je meurs d’envie de vous montrer, mais qui sera dévoilée dans quelques semaines pour annoncer la diffusion de la saison 4.

Après une bonne semaine, les symptômes se sont érodés et ont disparu. Tout le monde s’est senti délivré. Nous étions de nouveau en état de marche.

Ça, c’est fait. Passons à autre chose (qui a dit « au prochain variant » ?).


J’ai failli ruiner mon clavier…

Je le sais, pourtant, qu’un clavier et une quelconque boisson ne font pas bon ménage.

Je le sais d’autant que ce n’est pas la première fois qu’il m’arrive des ennuis mettant en scène ces deux objets. J’ai déjà perdu un Typematrix4.

Là, après une journée un peu bien remplie5, je m’étais posé devant l’ordinateur, et j’avais posé devant moi (et donc devant le clavier également) une sympathique Royale Reims ambrée, chouettement offerte par mon ami Cyril pour services rendus.

Et puis, le geste de trop. Je heurte le verre6. Il bascule, en avant. Le houblonné liquide chute et gicle, et le temps que mon cerveau s’énerve et commande de redresser le verre, de la bière avait inondé tout le bureau.

Furent touchés : le clavier bien entendu, le tapis de souris, le jog-shuttle, plein de papiers, des stylos, le stylet de la tablette…

Je me précipite quérir un rouleau d’essuie-tout et j’éponge frénétiquement tout ce que je peux.

Après avoir éclusé ce que je pouvais, et jeté le reste. Je m’occupe du clavier. Je suis doublement inquiet ; d’abord c’est lui qui a été le plus inauguré et de l’autre, c’est sans doute le périphérique auquel je tiens le plus.

Un clavier arrosé, ça n’est jamais bon. Mais ce n’est pas non plus n’importe quel clavier. C’est un X-Bows7. Et c’est ça qui l’a sauvé.

Car ce clavier mécanique a une chouette particularité ; ses touches sont entièrement démontables à chaud. Pas seulement les cabochons, naturellement, mais aussi et surtout les mécaniques des touches.

J’ai donc retiré les cabochons de la zone sinistrée, puis, patiemment, j’ai ôté les mécanismes, essuyant et épongeant chacune d’elle ainsi que son emplacement.

Une fois ceci fait, j’ai dévissé le capot. Là encore, chapeau au design X-bows. Une dizaine de petites vis permettent de séparer la platine du capot arrière. Un bon épongeage et nettoyage plus tard, tout ce petit monde a passé la nuit sur des papiers absorbants.

Je n’étais pas vraiment fier encore. Tout avait été nettoyé et séché, mais je n’avais aucune garantie que les dégâts avaient été évités.

Donc, le lendemain matin, je réassemble le tout. Et c’est là que le principe de montage-démontage à chaud devient intéressant.

Premier test, après avoir revissé la platine sur le support ; j’ai directement branché le clavier. Bon début de bonne nouvelle ; toutes les lumières s’allument8. Je teste les touches que je n’avais pas démontées : tout marche.

Patiemment, rang après rang, touche après touche, je replace une mécanique, je la teste et je passe à la suivante. Puis, un rang terminé, je remets les cabochons et je passe au rang suivant.

Pas de spoiler, je l’ai dit en préambule : mon clavier a survécu, toutes les touches marchent, aucun bug constaté (même deux jours après). Ouf !

Il faut espérer que ça me serve de leçon pour l’avenir. Ce qui n’est pas garanti. Néanmoins, je vais pouvoir placer un terme très à la mode depuis deux ans, mais que j’ai, jusque là, résisté à l’envie d’utiliser :

Il n’y a pas à dire, mon clavier X-Bows est vraiment résilient


Visitons les urgences marseillaises un vendredi soir…

Le coup du clavier et de la bière, c’était déjà pénible. Mais j’ai réussi à faire pire.

L’après-midi, ma Douce et moi avons entrepris de déboiser un peu l’invasion de bambous qui orne le jardinet qui fait face à la véranda. Les bambous s’y plaisent beaucoup, et il faut régulièrement éradiquer les rejetons indésirables.

Là, nous avions surtout décidé de régulariser la hauteur de ceux qu’on garde. Certains avaient poussé à plusieurs mètres de haut9. On voulait égaliser et se dégager un peu le ciel.

Donc, j’étais chargé de me saisir des tiges et les ployer vers ma Douce qui sécatait les longueurs indésirables et autres mèches rebelles.

Il advint, soudainement, qu’une particule sans doute microscopique vienne atterrir sur mon œil gauche10. Quelques clignements et on n’en parle plus. Ah, si merde mince, ça ne part pas. Je penche la tête, secoue le groin, cligne frénétiquement des paupières et essaye de larmoyer pour chasser la saleté.

Sans succès.

Ma Douce va chercher un collyre11 et entreprend de m’inonder l’œil avec. Après quelques minutes d’une véritable douche de liquide physiologique, j’ai l’impression que le problème est passé. Je sens encore une gêne, mais je mets ça sur le compte de l’irritation provoquée.

Bref, on s’y remet, sous les adjurations de ne pas me frotter l’œil. Et c’est vrai que c’est follement tentant.

Et puis, dans la soirée, la chose d’un autre monde qui s’est nichée sous ma paupière et que je croyais évacuée s’est soudain déplacée.

La douleur était décuplée, chaque clignement semblait me déchirer l’œil. Collyre et autres n’y faisaient rien. Ma Douce m’a collé dans la voiture, elle a pris le volant et, sur les coups de 22 heures, nous voilà en route vers l’hôpital Nord de Marseille, lieu où se trouvent les urgences ophtalmiques de nuit.

Nous n’avons pas trouvé l’entrée ni le parking des urgences. Suivant les panneaux d’indication, nous nous sommes retrouvés dans un petit parking à étages attenant au bâtiment secondaire de l’hôpital. Évidemment, nous n’en savions rien sur le moment. Nous suivions bêtement les indications qui nous ont menées, deux fois de suite, devant des portes verrouillées ou des accès fermés à l’aide de chaînes. Charmant.

Nous avons réussi à entrer dans l’un des pavillons12 et à nous retrouver devant une porte fermée du service neurochirurgie. Derrière, une infirmière avenante nous explique finalement comment rallier les urgences ; il nous fallait ressortir, contourner l’ensemble de cette partie de l’hôpital pour nous retrouver complètement de l’autre côté.

En redescendant, avant de sortir, nous voyons un panneau indiquant les urgences par l’intérieur. On se concerte et on décide de tenter la traversée par le bâtiment. Nous voilà à déambuler dans les halls de visite de l’hôpital de jour, de nuit quand tout est fermé. Une sacrée ambiance…

Mais nous parvenons à traverser le bâtiment et trouver la sortie. Puis, de là, nous voyons enfin le parking des urgences. Enfin !

Une fois dedans, le pire m’est épargné. Il n’y a quasiment personne et s’il a fallu patienter, c’est uniquement parce que le système informatique du poste des entrées a décidé que c’était vraiment le meilleur moment pour effectuer une mise à jour. Quelques échanges de postes plus tard, je suis enregistré et on va se poser sur un banc dans la zone d’attente. Vraiment pas longtemps.

Le médecin ophtalmique m’appelle depuis la porte d’accès. En me levant, ma Douce me dit de demander si elle peut m’accompagner. S’en suit un court dialogue avec le praticien qui n’a pu se dérouler qu’à l’hôpital Nord de Marseille :

— Est-ce que ma femme peut m’accompagner ?
— Vous parlez français ?
— Ben, oui. Très bien…
— Alors, non.

L’homme en tenue bleue me guide ensuite dans les couloirs des urgences proprement dites jusqu’à un petit cabinet d’ophtalmologie. Il me fait asseoir sur le fauteuil13 et me demande ce qui m’amène. N’étant pas en état de faire de l’humour de merde, je résiste à la tentation de répondre « ma voiture » et lui explique brièvement les péripéties de la journée14.

Il m’invite à coller mon groin dans le carcan d’un appareil plein de lumières et de miroirs pendant qu’il va quérir quelques accessoires, non sans râler avec humour qu’il avait pourtant tout bien rangé et que c’est pénible quand les autres collègues foutent le oaï quand il est pas là.

Puis, il entreprend de me retourner la paupière. Crispé et endolori comme j’étais, il s’est agi de l’opération la plus longue et pénible qu’il aura fallu exécuter. Une fois ceci fait, il m’a annoncé avoir déjà trouvé la cochonnerie. Dans un geste aussi rapide qu’indolore, il l’avait retirée avant même que je m’en rende compte.

Il a pris le temps ensuite de contrôler qu’il n’y en avait pas d’autres, et, par acquit de conscience, il a jeté un œil (haha) à mon autre œil, pour être sûr de ne rien laisser.

Tandis qu’il paraphait une ordonnance pour un collyre et un antibiotique15, je me souviens avoir lâché mon soulagement :

— Vous m’en voudriez peut-être, mais s’il n’y avait pas le Covid, je pourrais vous embrasser de soulagement.
— Hahaha, vous inquiétez pas, votre satisfaction me suffit.

Une fois sortis, nous avons tenté de reprendre le même chemin, mais les portes de l’hôpital de jour avaient été fermées entre temps. Donc, nous avons contourné le bâtiment, et nous nous sommes aperçus qu’en fait, le parking où nous étions n’était pas si loin de n’entrée des urgences16.

À l’allée, on avait finalement fait un sacré détour…

Et nous voilà repartis, sur les coups de 23 heures, direction la maison. Mon œil s’est petit à petit remis à me faire mal, mais ça n’avait plus rien à voir, et je savais que ça allait passer à terme.

Je me suis couché direct, et j’ai dormi comme un bébé17.



  1. Ce qui ne change pas grand-chose à ses habitudes, cela dit.↩︎

  2. Pourquoi pas le jour même ? Honnêtement je ne m’en rappelle pas. Possible, qu’il était déjà trop tard.↩︎

  3. Parfois de véritables siestes, mais souvent je m’endormais directement devant l’ordinateur. C’est confortable, un fauteuil de gamer…↩︎

  4. Et je vous laisse découvrir le prix de ce que j’ai ruiné avec du café…↩︎

  5. Mais qui était loin d’être finie, comme on va le voir ensuite.↩︎

  6. Verre alors complètement plein, je n’avais même pas goûté une gorgée encore.↩︎

  7. Oui, c’est presque une pub déguisée. Mais je suis vraiment ultra-content de ce clavier, je ne regrette aucunement l’investissement.↩︎

  8. Oui, le X-Bows est très lumineux et coloré. Mais ça se configure facilement.↩︎

  9. À vue de nez, entre 3 et 4 mètres pour le record.↩︎

  10. Mon œil gauche pour vous, pour moi, c’est le droit. Vous suivez ou je vous fais un dessin ?↩︎

  11. On n’en manque pas pour une certaine raison que les sachants sachoient.↩︎

  12. C’est en tout cas comme ça que sont nommés les différentes ailes de cette partie de l’hôpital.↩︎

  13. Ultraconfortable. Mais pas autant que le mien.↩︎

  14. Le coup de la poussière dans l’œil, bien entendu. J’imagine que mon clavier inondé de bière, il n’en avait vraiment rien à fiche.↩︎

  15. La brindille a tout de même écorché la paupière.↩︎

  16. Dont on n’a toujours pas pigé où était l’entrée par la route…↩︎

  17. C’est à dire en me réveillant toutes les 3 heures en hurlant, les couches pleines ?↩︎

Dans les épisodes précédents… Hier, je suis allé au dentiste… Dentisterie, suite
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