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La vitrine de l’enfer

Ce soir Crou et moi déambulions dans Aix sans vraiment de but précis1, en se demandant un peu où se poser au chaud et boire un truc2 lorsque nous sommes tombés en arrêt devant une vitrine.

C’est pas que ça manque, la vitrine, en ce moment à Aix. Tous le monde y va de sa déco de Noël3 et Di Micheli Street rutilait déjà de toutes ses petites loupiotes clignotantes ornant les façades de tapis de porte ou de faux gazon de golf, j’ai jamais bien su.

Mais rien de tout cela ne nous a préparé à voir ce que nous avons découvert. C’est-à-dire ceci :

La photo ne rend malheureusement pas justice a l’aspect glauque de la chose, alors je me permet une petite description en plus.

Dans la vitrine se tiennent deux mannequins d’enfants, un garçon et une fille. Ce qui frappe déjà c’est leurs habits, curieusement peu enfantins; le gamin a une chemise à cravate légèrement dénouée et la fille un pull relativement sage démenti par un curieux collier moulant noir. Les deux ont le regard vide d’un mannequin mais l’expression des yeux est sévère, voire inquiétante. Pas enfantine du tout, sans parler qu’ils ne sourient pas. Vraiment pas.

Le reste du décor est constitué par un sapin entièrement noir. Ca peut peut-être faire chic (c’était très à la mode l’année dernière), encore faut-il pour cela le décorer. Là, il est nul, aucune boule, aucune guirlande ne vient rompre sa profonde noirceur.

Finalement, l’aquarium étroit que constitue la vitrine est noyé dans une ambiance lumineuse particulièrement rouge (mal rendu par l’appareil qui a tenté de corriger le point blanc).

Alors on se demande, devant se résultat d’un glauque inquiétant, si l’auteur de la vitrine a voulu faire un hommage à Lovecraft ou Carpenter, ou si tout simplement il est dépressif et daltonien.

On ne le saura jamais. Mais tout de même quelle belle vitrine.


  1. Quoique… voir note suivante.↩︎

  2. Ça n’est finalement jamais arrivé.↩︎

  3. C’est tellement de plus en plus tôt, l’année prochaine elles seront installées fin août.↩︎

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