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Le petit voyage en Crète — Chapitre 2

Jour 2

La Crète – Jour 2La Crète – Jour 2

Malgré une première nuit caniculaire, une quasi-absence de dîner et un petit déjeuné fait de café en dosettes et de Πτι-μπερ, le début de journée est motivant.

De notre terrasse, on voit la mer !De notre terrasse, on voit la mer !

On se rend tranquillement à Chania faire le marché. Et, malgré la chaleur qui monte déjà et le soleil qui tabasse, on prend le temps de déambuler et remplir les sacs et glacières de plein de bonnes choses ; pain, paximadi1, olives, feta, fromage crémeux à dakos, oranges, etc.

Après avoir arpenté la rue aux victuailles2, nous remontons à travers de jolies et tortueuses ruelles du vieux Chania vers le port vénitien. Là, on se cale au bar de l’école de voile pour y déguster un frappé, des freddos et un eleniko.

L’école de voile/café du port de ChaniaL’école de voile/café du port de Chania

Après nous être reposés de nos premiers efforts et –sans doute– avoir payé la note la plus salée du séjour en ce qui concerne des boissons, nous repartons de Chania. Sur la route, nous faisons à nouveau escale, mais cette fois au supermarché, où nous piochons le complément ; de quoi petit-déjeuner, des bières, du vin… l’essentiel, quoi.

Une fois de retour à la maison, nous finissons de nous installer et nous déjeunons de dakos maison accompagnés du Moskofilero dont j’ai lu le plus grand bien vite fait à la sauvette sur le portable pendant que je déambulais dans les rayons du supermarché. Et, effectivement, il s’avère très sympa.

La bouteille (déjà vide) de MoskofileroLa bouteille (déjà vide) de Moskofilero

Ensuite, après une petite période de sieste digestive3, nous dégringolons à la micro-plagette qui se situe en face du restaurant où on s’est fait refouler la veille pour cause d’arrivage trop tard. L’ombre est rare et nous n’avons pas encore fait l’acquisition de parasols4, mais nous finissons par trouver un bout de fraicheur derrière un arbre.

La côte près d’agios OnoufriosLa côte près d’agios Onoufrios

Il n’y a rien de bien spécial à redire à l’endroit. Même assez bondé, l’ambiance était agréable, nous profitons de la fraicheur et l’endroit est plutôt joli. Hélas, c’est le bain qui s’avère désagréable. En fait, l’eau est trop chaude. Stagnante dans la petite crique où nous nous baignons, elle est trouble et désagréablement chaude. Alors qu’il fait peut-être 40 degrés dehors, l’eau est sans doute à au moins 30° ou plus. C’est comme se baigner dans une baignoire remplie d’eau trop chaude, c’est délassant, mais ça n’a rien de rafraichissant. Et, transposé à un bain de mer, c’est alarmant d’étrangeté.

Nous passons le reste de l’après-midi à papoter, regarder consternés des enfants jouer à gâcher des hectolitres d’eau à la douche qui se trouve à quelques pas de notre campement. Et, nous allons explorer un peu les abords de ce qu’on a cru (en regardant sur Gougloule Maps) être un terrain militaire, mais qui s’avère être un ensemble touristique avec grande piscine et restaurant de bord de mer.

Le «complexe touristique» avec un vieil avion de chasseLe «complexe touristique» avec un vieil avion de chasse

Finalement se pose la déjà traditionnelle question : où aller boire un verre, où aller manger ce soir ? La première question est vite résolue à l’unanimité. Allons à la taverna qui se trouve juste en face. Celle qui, la veille, nous avait poliment refusés sous l’incroyable prétexte que 23 heures, c’est tard. On n’est pas rancuniers.

On s’y pose donc directement, commandant un ouzo Barbagiannis qu’on déguste tranquillement. Et, de fil de conversation en aiguilles, de plaisanteries, on finit par demander les catalogues5. Évidemment, on se lâche en se disant qu’on vient d’arriver, on a encore 9 jours devant nous, on a le temps d’être raisonnables plus tard6.

On s’est donc retrouvés devant une belle koriatiki7, du poulpe grillé, de la seiche grillée, des gavros8, et un plat de crevettes en ragoût de tomates et fromage saganaki. Le tout accompagné d’un vin blanc maison, certes loin en dessous du Moskofilero, mais qui fait franchement le job pour l’occasion. On s’est donc régalés.

On n’a pas été jusqu’à rester après 23 heures9, mais nous sommes finalement remontés à la maison, prendre la douche, rincer les affaires de plage, discuter encore quelques minutes au gré du crincrin lénifiant des grillons, profitant de l’absence cruelle de fraîcheur nocturne, pour ensuite aller s’écrouler jusqu’à l’aube.


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  1. Pain sec pour faire les dakos.↩︎

  2. On a évité le maché aux fringues et autres bricoles domestiques.↩︎

  3. Qui deviendra vite une institution, voire une obligation.↩︎

  4. Nous avions envisagé de prendre avec nous nos tentes-parasols, mais le cafouillage débile by Ryanair fait qu’on y a renoncé, préférant acheter sur place du parasol chinois pas cher.↩︎

  5. En grec, on dit « menou » pour un menu, mais il arrive également qu’on appelle cela un κατάλογό, littéralement une liste.↩︎

  6. Spoiler : On va pas y arriver.↩︎

  7. La traditionnelle salade grecque ; tomates, concombres, poivrons, olives, oignons doux, sribi, feta, huile d’olive. Depuis le temps, vous n’avez pas encore retenu ?↩︎

  8. De petits anchois grillés.↩︎

  9. On peut se montrer taquins, mais quand même…↩︎

Dans les épisodes précédents… Le petit voyage en Crète — Chapitre 1 Le petit voyage en Crète — Chapitre 3
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