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MirrorMask

MirrorMask

De Dave McKean & Neil Gaiman

Helena vit avec ses parents, directeurs d’un petit cirque. Elle s’ennuie et rêve d’une «vraie vie» loin des costumes, masques et clients à qui il faut sourire. Lorsque sa mère tombe gravement malade et se trouve entre la vie et la mort à l’hôpital, la vie d’Helena ainsi que celle du cirque se brise. Alors que son avenir devient totalement incertain et trouble, un rêve, une nuit, s’empare d’elle.

Elle se retrouve dans un pays incroyable régit par deux royaumes; le royaume du soleil et celui de l’ombre. Elle apprend très vite que les ténèbres menacent le royaume du soleil, dont la reine et protectrice dort en attendant qu’on puisse la guérir à l’aide du seul talisman assez puissant : le MasqueMiroir. Helena, accompagné du jongleur masqué Valentine se met alors en quête de retrouver ce fameux MasqueMiroir.

Écrit en trois ans, tourné en trente jours et digitalement truqué de bout en bout, MirrorMask, oeuvre de l’écrivain Neil Gaiman (Sandman, American Gods, Neverwhere, Good Omens…) et du dessinateur Dave McKean est un ovni à tous les niveaux. On y croise les influences de Tim Burton, de Jeunet & Caro, des surréalistes, Dali en premier, et des réalisations Henson bien entendu (le film ayant été réalisé par les studios Henson) dont on ne peut s’empêcher de rattacher l’histoire de MirrorMask de Labyrinth de Jim Henson.

Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un film pour enfants (manquant de rythme, graphiquement intense et patiné), mais c’est plutôt un film pour grands enfants. Les producteurs de chez Sony l’ont qualifié de «La Belle & la Bête de Cocteau sous acide», mais ça m’a plus fait penser à du Windsor McKay revisité, avec tout ce que Little Nemo laissait sourdre entre les lignes cette fois mis en avant.

Bref, à mes yeux une petite merveille1, dont le seul point faible n’en sera pas un : la densité graphique du film, ajoutée aux patines et couleurs très particulières de McKean font que certains plans deviennent très difficile à lire, mais –de l’aveu même de McKean– c’est une bonne excuse pour revoir le film plusieurs fois.

Un nouveau joyaux à ma collection de films bizarres mais adorés.


  1. Noticette du futur toi : est une si belle petite merveille que tu ne l’ai jamais jamais revu depuis ? Hmmm ?…

Dans les épisodes précédents… Privation, suite… De retour dans le cybermonde !
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