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Chronique Littéraire : Émile Delcroix & L’ombre Sur Paris


Note Du Turfu :

Cette critique publiée à l’époque fait référence à l’ouvrage initialement publié chez Walrus, maison d’édition désormais défunte. Le roman a été depuis réédité chez Céléphaïs.
J’ai par contre désactivé les liens d’époque.

Après avoir publié un certain nombre de nouvelles en anthologies, revues et fanzines, Jacques Fuentealba voit son premier roman édité en numérique, Émile Delcroix et l’ombre sur Paris, aux éditions Walrus en septembre 2011.

Il a également usé ses claviers en écrivant plusieurs centaines de micronouvelles, dont une bonne quantité sur la Fabrique de Littérature Microscopique (http://fablimi.wordpress.com) qu’il anime avec Benoît Giuseppin et Karim Berrouka et d’autres en recueils : Invocations et autres élucubrations (éditions Efímeras, en ligne), Scribuscules (aux éditions Clef d’Argent) ou Tout feu tout flamme (chez Outworld).

En décembre 2011, il publie son deuxième roman, Le cortège des fous, aux éditions Malpertuis. Enfin, dans Retour à Salem, son troisième roman à paraître en mars 2012, il revient sur certains de ses thèmes de prédilection : la perception du bien et du mal, le libre arbitre et la destinée, la quête du savoir et du pouvoir…

J’ai attaqué la lecture de ce roman sans en savoir grand-chose, uniquement mû par le fait que je connais l’auteur. Et, comme je ne connais l’auteur que par ses micronouvelles —qui par essence partent dans tous les univers et toutes les directions, je ne pouvais deviner où allait m’amener à voyager ce premier roman que j’allais lire de Jacques Fuentealba.

C’est dans ce Paris de 1863, étrange à la fois par l’époque que par l’uchronie que Jacques y a installé, que je me suis retrouvé. Un Paris où les Acteurs de Théâtre envoûtés par leurs personnages transmettent véritablement les émotions aux spectateurs, où les Artistes manient une discipline appelée Arsestrange, instillant de la magie dans leurs œuvres au point de pouvoir donner vie à leurs Muses. Un Paris ou la Fée Verte, cet alcool dangereux, donne naissance à des enfants dotés de pouvoirs merveilleux et où votre camarade de classe peut s’inviter chez vous et s’installer en boule sur votre lit parce qu’il est un chat.

Un Paris survolé par une menace venue de très loin et dont la présence quasi-invisible au dessus de la capitale va entraîner le jeune Émile Delcroix dans d’incroyables péripéties pour sauver sa muse, son amour, sa vie et Paris toute entière.

Le texte de Jacques fait partie de ce que je considère comme un plaisir de gastronome ; on commence d’abord par goûter les délicats arômes qui le composent, puis lorsqu’on a le palais enivré, on ne peut plus s’empêcher de dévorer jusqu’à la fin et finir par réclamer au chef un quelconque second service, voire mendier un peu de rab.

Bien installée dans l’univers qu’il s’est choisi, campé avec la même richesse d’atmosphère et de détails qu’une toile de maître, Jacques Fuentealba nous raconte une aventure riche en rebondissements et péripéties. Ce genre d’aventures qui fait palpiter mon cœur de gamin depuis mes premières lectures jusqu’aux récents Super8 de J.J. Abrams en passant par les Indiana Jones, Goonies et autres Harry Potter1.

Ses personnages sont tous de la trempe des héros fragiles, crédibles et attachants. Si Émile, en tant que protagoniste, sert essentiellement d’avatar au lecteur, c’est par ceux qui l’accompagnent que se révèle la richesse de l’inventivité de l’auteur. Eustache le chat-homme, Floriane l’enfant de la Fée Verte, Drussel le vampire, les golems, et l’étrange corps enseignant de l’école d’Arestranges que fréquente Émile.

C’est le genre de roman où la conjonction d’un univers foisonnant qui invite à ses propres rêveries et aventures, une écriture belle et fluide et un scénario composé de rebondissements et bouleversements agencés comme les pièces d’un puzzle mystérieux fait qu’on ne peut lâcher Émile et ses compagnons avant la fin du roman qui n’est —heureusement et malheureusement— pas la fin de l’histoire. Et, s’il n’est aucunement dans mes intentions de révéler quoi que ce soit de ce qui se déroule à la fin de ces mésaventures, je ne peux m’empêcher d’en dire que j’ai eu ma part de surprises.

Pour les amateurs qui —comme moi— veulent demeurer encore un peu dans l’univers du roman, Jacques Fuentealba a écrit et posté plusieurs micronouvelles se situant dans le « Paris secret d’Émile Delcroix » sur la FaBliMi.

Je terminerai juste sur mon message désespéré à l’auteur : il nous faut retrouver Émile et terminer l’histoire en sa compagnie.

### Références de l’eBook  :

Édité par Warlus éditions. Il est disponible aux formats ePub, Mobipocket, et PDF chez Immatériel. Il est également disponible pour Kindle chez Amazon, ainsi que sur l’iBookStore pour iPhone & iPod.

Il est en vente au prix de 3€49 quel que soit votre support.

ISBN : 978-2-36376-031-9


  1. Note du futur moi ; voire Stranger Things, hein.↩︎

Dans les épisodes précédents… Le Soleil Avait Timidement Lancé Ses Premiers Rayons… Encore eût-il fallu que le sujet fut suffisamment intéressant pour continuer d’écrire dessus. Ce qui, à l’évidence, n’était pas le cas. C’est bien Absurdum …?
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