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Le fantôme dans la coquille

Non, rien à voir avec ce blog. J’ai même pas fait exprès. C’est la traduction d’une série de manga animé OAV machin tout ça qui s’appelle en anglais (me demandez pas en japonais) :

GHOST IN THE SHELL — STANDALONE COMPLEX.

Qui lustucru ? J’aime une série animé récente, moi qui me suis arrêté aux Cités d’Or et Les Chevaliers du Zodiaque.

Ben oué. Moi aussi j’ai mes faiblesses, moi aussi j’ai mes perversions, moi aussi je peux succomber à des goûts beaufesques in ze ouinde.

Je vous l’avoue tout de go, malgré une musique de Kenji Kawaii merveilleuse et malgré des images à couper le souffre, je n’ai pas accroché au film original.

Parce qu’on me l’a mal vendu :

«Whoah ! Va voir ce truc, c’est dément, c’est Matrix puissance 1000, tu vas rien comprendre, c’est tellement complexe qu’il faut le voir 4 ou 5 fois. Whoah !»

Ouaip. Sauf que pas du tout, le scénario anémique de l’intelligence artificielle prétendant à la vie, thème classique et souvent mieux exploité qu’ici (rien que dans Bladerunner qui est l’étalon en la matière) est noyé sous un fatras pseudo-scientifico-blablatesque sans queue ni tête. Une vrai soupe.

J’ai depuis compris que c’était une adaptation fidèle de la bédé qui elle aussi est verbeuse de non-sens et de vacuité pseudo-scientifique. Du coup j’ai même pas encore eu le courage de voir le 2, même si –encore une fois— on m’a rebattu les oreilles que c’était pas pareil, c’est mieux 1 !

Ben voyons.

Mais curieusement, et merci à Lukas et feu G’, la série qu’ils m’ont fait découvrir n’a rien à voir. Tellement rien à voir qu’elle ne fait que reprendre la trame de fond (personnages, époque, technologie, etc) mais situe l’action dans un univers où les évènements du film ne se sont pas déroulés.

La force de la série, outre les personnages relativement attachants et complémentaires, outre son contexte futuriste mariant avec bonheur cybertechnologie et politique internationale, c’est la qualité labyrinthique de l’intrigue, des intrigues devrais-je dire.

Dans le laps de 20 minutes que dure chaque épisode, étalé sur 27 épisodes que compte la première saison (je n’ai pas encore vu la seconde), les scénaristes se sont fait fort de mélanger des évènements «Stand Alone» c’est-à-dire sans lien entre eux, solitaires autrement dit, et «Complex» , c’est-à-dire une intrigue qui s’étale petit à petit sur plusieurs épisodes pour se dévoiler comme étant l’histoire principale.

Et ils réussissent ceci au sein même d’un épisode dans lequel vous pourrez à la fois suivre l’histoire d’un Tachikoma2, les interrogations de l’équipe de la Section 9 sur la prise d’indépendance des dits Tachikomas et des nouvelles du Laughing Man, un cyber-terroriste aussi génial qu’inquiétant.

Bref, je me réjouis enfin de pouvoir mater ça sur un bel écran, en français et avec un son plus que correct (les DVD sont encodés en 5.1 pour les trois langues).

Un grand miam quoi. Et pour le coup, merci bien !


  1. Note du futur toi : c’est pire…

  2. Un adorable robot d’assaut —termes curieusement compatibles uniquement au sein de GitS ;)

Dans les épisodes précédents… Des trains qui passent… Cette nuit, j’ai vu Doom…
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