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Aujourd’hui, je me suis vrillé le dos

Le cauchemar.

Ce matin, vers 10h30, je suis descendu au second pour ranger et remonter un barco. Au moment même où je veux le soulever de la table où il était pour le mettre dans sa caisse, un truc casse et explose dans mon dos.

C’est ce que j’ai ressenti sur le moment. On m’arrache en deux au niveau du bas de la colone, et je ne peux ni tenir debout, ni respirer. Je me retrouve à gémir sans vraiment parvenir à reprendre mon souffle. Dès que je tente un quelconque mouvement, vers le haut ou vers le bas, la lame que j’ai dans le dos s’enfonce à nouveau, me tétanisant sans pouvoir crier.

Au bout de peut-être 5 ou 10 minutes à ne plus savoir ce que je dois faire, la douleur me laisse assez de répit pour avancer à tâtons jusqu’à une chaise (heureux homme, c’était une salle de réunion). S’asseoir donnera lieu à un nouveau festival de douleurs, coupures de respirations et gémissements.

Je reste encore là, assi à me demander ce que je vais bien pouvoir faire. Je n’ai pas mon portable sur moi, et il n’y a pas de téléphone dans cette pièce. La machine à café n’étant pas loin, il y a toujours du monde dans le couloir, mais je n’ai pas le courage d’appeler à l’aide. J’espère toujours que ça va passer.

Au bout de longues minutes, je me sens un peu plus libre, et je finis en gémissant toutes les secondes de ranger ce foutu barco. Je remonte tant bien que mal jusqu’au quatrième, en m’appuyant sur tout ce qui est à ma portée (y compris la poignée de la caisse du barco) et en m’arrêtant deux ou trois fois, plié en deux de douleur. Justement non, pas en deux parce que lorsque je me plie la douleur rebondit et me fait à nouveau mal. C’est avec la démarche d’un vieux grabataire que j’arrive, haletant, à l’ascenseur.

Une fois remonté, je m’assois (sans tomber, sous la nouvelle fulgurante douleur) sur mon fauteuil et j’attend. A onze heures, il me semble que la douleur est bien retombée, puisque je peux me tortiller à peu près dans tous les sens. Je fais même un tour ou deux du local sans rencontrer les horreurs de tout à l’heure. C’est fini ? Ca va passer ? J’aurais aimé, oui.

Je me lève à midi pour aller déjeuner, et le temps d’arriver au bout du couloir, je sens comme si j’avais des bretelles qui se tendraient un peu plus à chaque pas. Je me sens attiré vers le sol et comme les fois suivantes, lorsque l’inclinaison de mon dos atteint un certain angle, la douleur –bien que moins violente– me coupe encore en deux.

Je parviens tout de même à prendre mon plateau. Dave, généreusement, me propose même de me le porter, mais j’arrive quand même à aller jusqu’au bout.

L’après midi, j’attend avec impatience le directeur-adjoint qui doit enregistrer une voix-off. Vu mon état, mon chef accepte que je rentre chez moi, quitte à me reconduire si je ne suis pas en état. Le D.A. se pointe à 15h. On fait deux prises, je digitalise et hop, je me sauve… enfin, je vais d’un pas de petit vieux jusqu’à ma voiture. Jamais je n’ai trouvé le parking si grand. Je parviens à monter dans la voiture sans trop me faire mal, et me voilà parti.

Ce sont les rond-points les plus douloureux. La voiture se déporte, et son passager aussi. Alors pour contrer le mouvement on tire sur ses bras. Ça, voyez-vous, ça fait mal.

Enfin la maison. Un anti-inflammatoire et analgésique, un baume décontractant et vers 18h mon oncle me ramène une ceinture orthopédique. Entre-temps j’ai appelé le médecin dont le secrétariat ne me concède un rendez-vous que… vendredi.

J’explique qu’il s’agit d’un cas urgent, que c’est un accident du travail et que je ne peux pas me permettre d’attendre vendredi (de toute façon je n’aurai pas tenu). La secrétaire me propose de laisser un message au docteur pour qu’il me rappelle, ou de demander une visite à domicile. J’opte pour la visite, mais elle me signale qu’alors je serais majoré d’une pénalité de 10€ car je suis en état (!) de me déplacer. C’est logique, quelque part, mais comme je le fais remarquer à la secrétaire, c’est cette pénalité ou celle du travail.

Donc, demain dans la matinée, je saurais si c’est un disque pincé, une vertèbre déplacée ou un petit nerf froissé. Enfin, un truc comme ça quoi.

Ce qui me fait enrager, c’est que je viens de passer 3 semaines à … glander au boulot, à bosser plus ou moins pour Dave et pour moi en attendant que quelque chose tombe. Et puis là, il y a de toute urgence la réunion des médecins à monter et ce weekend débute le tournage du film du Studio 12. Et je risque d’avoir des jours d’arrêt. C’est pas rageant ?

Si.

Et je rage.

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